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Retour sur le revenu d’existence

jeudi 21 avril 2016, par EELV St Nazaire

Suite à la causerie du 21 mars 2016, voici un petit compte-rendu aggrémenté de lien permettant de se documenter un peu plus.

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Une quinzaine de personne pour cette deuxième causerie d’EELV sur le thème du revenu d’existence, aussi appelé revenu de base ou salaire à vie.

Un petit tour de table permet à chacun.e de dire brièvement ce qu’il ou elle connaît du revenu de base. Pour certains, c’est une idée qu’ils connaissent depuis les années 80, avec notamment le Minimex [1], en Belgique. Pour d’autres, cette rencontre est justement l’occasion de découvrir ce que c’est. Certain.e.s ont visionné une vidéo [2] expliquant brièvement ce qu’est le revenu de base. C’est aussi le bouche à oreille qui a fonctionné, notamment une amie finlandaise, pays où le revenu de base est expérimenté [3].

Il existe d’ailleurs dans plusieurs pays, ou se met en place : la Suisse [4], le Canada [5], les États-Unis.
Il est également en expérimentation en Aquitaine [6].

La discussion s’enchaîne. Finalement, il existe pas mal de revenus détachés du travail :

  • Allocations familiales
  • Minimum vieillesse
  • RSA – mais impose un parcours d’insertion
  • Allocations Adulte Handicapé (AAH)
  • Allocations Parents Isolés
  • Allocations logement
  • Bourses d’étude
  • Allocations de Solidarité Spécifique
  • Allocation de Retour à l’Emploi
  • … Et nous en oublions certainement !

La productivité augmente, c’est à dire que nous produisons plus en moins de temps.
Mais nous devons travailler toujours autant !
Cela conduit à un nombre toujours croissant de personnes laissées sur le carreau, sans emploi. Mais doivent-elles pour autant être sans travail ?

Le revenu d’existence permet de découpler salaire et travail, et c’est ce qui en fait un outil totalement innovant.

La perte de sociabilité
Est-ce un effet pervers du revenu d’existence ?
Pourtant, ce revenu permettra à beaucoup plus de personnes d’exercer des activités culturelles, artistiques, bénévoles. Autant d’activités qui permettent justement d’assurer du lien social.

Le financement
Faut-il créer un revenu européen, financé par de la création monétaire ?
Ou remettre à plat l’imposition sur le revenu pour qu’il soit mieux réparti ?
La France est un pays riche, l’argent est là. Il est clairement possible de trouver des solutions [7].

Supprimer toutes les allocations ?
Il existe deux versions du revenu de base. Une version libérale qui veut en profiter pour supprimer toutes les allocations, et une autre qui veut mettre fin à un système basé sur le travail.

Certaines allocations de compensation, telle l’AAH, doivent absolument être conservées. De même, la préservation du salaire minimum (SMIC), de notre système de santé, de notre système éducatif, ne doit pas rentrer dans les débats du revenu d’existence.

Une autre vision du chômage
Aujourd’hui, il existe une honte d’être au chômage – alors que notre société, structurellement, ne peut faire autrement. Un.e chômeur longue durée peut sentir le poids de la stigmatisation (« on n’est rien »), et s’empêcher des plaisirs, la jouissance.

Conclusion
Nous sommes aujourd’hui au bout d’un système basé sur le travail. Le revenu d’existence affirme que chaque personne a le droit à un revenu. Et pour que le revenu d’existence soit un changement radical de notre société, il doit être couplé à une diminution du temps de travail.

Pour aller plus loin

La référence en France du revenu de base : le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB)

Médiapart a réalisé une vidéo, dans le cadre de son « Espace de travail » avec Martine Alcorta, conseillère régionale Aquitaine, et Julien Dourgnon, économiste.

La motion proposé par le groupe des élu.e.s régionaux EELV en Aquitaine pour expérimenter le revenu de base.

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